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Un vaccin prometteur contre le paludisme

mardi 14 février 2012

Une équipe de chercheurs britanniques a mis au point un vaccin contre une forme particulièrement meurtrière du paludisme. Les essais cliniques devraient débuter dans deux ans.

Une percée dans la lutte contre le paludisme

Une équipe de chercheurs britanniques a mis au point un vaccin contre une forme particulièrement meurtrière du paludisme. Les essais cliniques devraient débuter dans deux ans.

L’étude publiée dans la revue « Nature Communications » nous apprend que ce nouveau vaccin est capable de neutraliser presque toutes les souches de Plasmodium falciparum, responsable de 90% des décès liés au paludisme.

Son action bloque la « porte d’entrée » moléculaire par laquelle doivent passer les souches du paludisme pour envahir les globules rouges et infecter l’organisme.

Les chercheurs auraient donc enfin trouvé le talon d’Achille du virus, ainsi qu’un moyen de contrecarrer sa capacité d’évolution.

Les chercheurs sont optimistes

« Jusqu’à présent, nous avons réussi à éliminer toutes les souches que nous avons pu produire en laboratoire. C’est pourquoi nous sommes vraiment optimistes quant à ce nouveau vaccin », s’enthousiasme le docteur Simon Draper, chercheur au Jenner Institute de l’université d’Oxford.

« D’habitude, les vaccins sont peu efficaces car le parasite évolue constamment en de nouvelles souches que le système immunitaire de reconnait pas. »
« Si ce nouveau vaccin s’avère efficace chez les humains, comme nous l’espérons, il pourra sans aucun doute aider à éradiquer le virus. »

Rassembler les fonds nécéssaires

Pour le moment, le vaccin, appelé PfRH5, a été testé en laboratoire et sur des lapins. Les essais cliniques devraient débuter dans 2 ans, une fois que les fonds nécessaires ont été rassemblés.
En effet, les scientifiques ont maintenant besoin d’1 millions de livres pour mener à bien l’expérimentation humaine. « Nous sommes tous prêts. Dès que nous en avons les moyens, nous pouvons commencer », a déclaré le Dr Draper.
Des tests précliniques de sûreté seront d’abord réalisés en Angleterre, avant de commencer les essais à plus grande échelle en Afrique.
« C’est un premier pas important dans notre combat contre l’un des virus les plus meurtriers au monde », a-t-il conclu.

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