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Comment pratiquer une activité sportive a quarante ans ?

lundi 6 août 2012

De nombreux Français atteignant le cap de la quarantaine se mettent à corps perdu à la recherche des vertus du sport. Cet âge est souvent le grand virage où tout bascule : une situation sociale plus florissante, des enfants autonomes et surtout des "temps morts" plus nombreux incitent à se remuer d’autant que l’on entend souvent dire par les médecins "le sport conserve" et permet de ralentir les altérations liées à la sénescence progressive de la machine humaine.

Le sport après 40 ans - Vieillissement de la machine humaine

L’usure du corps débute à partir de 30 ans et ce, au niveau de tous les organes mis en jeu par l’activité. L’appareil pulmonaire réduit sa capacité par une plus grande rigidité de la cage thoracique. Le vieillissement atteint le rein en diminuant la filtration. Les enzymes sont moins bien utilisés, ce qui entraîne une difficulté accrue dans l’élimination des toxines. La fréquence cardiaque maximale et de débit sanguin maximal du cœur se réduisent. Autrement dit, les performances de "la pompe" baissent. Ainsi un sujet de 20 ans pourra, en plein effort, pousser son régime cardiaque au-delà de 200 pulsations/minute alors qu’à la quarantaine, le plafond ne dépassera pas 180. L’inactivité, associée aux effets de l’âge, entraînent une diminution du nombre et la taille des cellules musculaire. Les tuyaux sanguins plus rigides et plus étroits perturbent l’irrigation cellulaire. Au total, la capacité d’utilisation de l’oxygène régresse ce qui limite les possibilité de maintenir dans de bonnes conditions, une activité physique prolongée. Le poids des ans n’est pas non plus sans conséquence sur les plans osseux, articulaire, tendineux.

Parallèlement à la masse musculaire qui s’atrophie, les dépenses énergétiques de base diminuent. Il peut aussi se produire une détérioration d’ordre psychologique aboutissant à une absence de motivation, d’esprit d’initiative, d’intérêt pour la vie et les contacts humains. Les dégradations sont moins sensibles chez le vétéran sportif que chez le sédentaire.

L’inactivité ronge l’organisme

Comme tout appareil de précision, le corps de l’homme est très sensible à l’absence d’entretien. De nombreuses études démontrent sans détour, qu’il ne faut jamais s’arrêter de pratiquer pour éviter de perdre l’acquis. Une expérience effectuée à Moscou a montré que la maladie n’est pas la seule responsable de l’affaiblissement du corps et que même un athlète en parfaite santé, ne pouvait pas marcher après avoir été maintenu au lit et sans mouvement, dix jours. C’est la conséquence des perturbations des processus métaboliques normaux provoqués par l’immobilité. Même une activité hebdomadaire est inefficace pour améliorer les performances du moteur humain. Ainsi, un entraînement bien conduit (trois fois soixante minutes par semaine) qui va augmenter la force musculaire de 10 à 15 % en trois quatre semaines de pratique régulière, va être réduit à néant par une semaine d’inactivité. Le bénéfice est nul.

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