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Les heures sombres de l’œnologie en France

mercredi 11 février 2009

En France, l’œnologie représente plus qu’un symbole. C’est tout un terroir qui se cache derrière cette boisson, mais aussi une qualité, une authenticité et un patrimoine auquel les français sont fiers d’appartenir.

En France, l’œnologie représente plus qu’un symbole. C’est tout un terroir qui se cache derrière cette boisson, mais aussi une qualité, une authenticité et un patrimoine auquel les français sont fiers d’appartenir.
Considérée comme « LA » boisson française par excellence, le vin connait pourtant une situation difficile depuis plusieurs années, et ce malgré les actions répétées de ses plus fervents défenseurs. Promotion de livres exceptionnelles, salons tous plus attractifs les uns que les autres à travers le pays entier, tout est fait pour remettre la boisson « fétiche » des français au goût du jour.

L’œnologie en France : les raisons qui expliquent cette baisse de la consommation

L’on assiste depuis plusieurs années à une réelle modification de la consommation en matière d’œnologie dans l’Hexagone. Hélas, ces changements ne vont pas dans le bon sens. Au début des années soixante, la consommation de vin dite « taxée » était de plus de 46 millions d’hectolitres. Aujourd’hui, cette consommation est inférieure à 33 millions d’hectolitres… Pire encore, cette même consommation par an et par personne est passée de 100 litres au début des années soixante dix à 55 litres à l’aube des années 2000. Et cela même en sachant que le vin représente la principale source d’apport d’alcool en France (60% de la quantité totale ingérée)…

Œnologie : une baisse de consommaton qui devrait se poursuivre

Le manque d’intérêt des consommateurs pour le vin s’explique par plusieurs facteurs. En effet, la concurrence des boissons non alcoolisées, grandement consommées par les jeunes adultes, ainsi que celle des autres spiritueux comme la vodka, le gin ou encore le whisky réduit considérablement la demande de vin traditionnelle (même si le vin reste bien le cadeau d’œnologie préféré des français).
D’autre part, les habitudes ont changé. En 1980 par exemple, un repas sur deux en France était accompagné de vin. Ce dernier devançait même l’eau à table !! Mais vingt ans plus tard, ça n’est plus qu’un repas sur quatre qui se retrouve accompagné du « nectar des dieux »… Et les estimations pour les années à venir ne sont pas meilleures : on estime en effet que dans moins de dix ans, sur 100 consommateurs de vin, on n’en comptera plus que 25 à 30 quotidiens, et que cette tendance devrait continuer à diminuer…

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