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La juge Prévost-Desprez, l’affaire Mediator et les détracteurs

mardi 19 février 2013

La justice doit trancher. Et Madame le juge Prévost-Desprez veut que tout soit révélé dans les décisions qu’elle coordonne. De l’affaire Bettencourt au dossier Servier. Il semble en réalité problématique que la justice soit faite en France. Prévost-Desprez, en est bien informée. Elle sait comme il est compliqué parfois d’aller à contre-courant. Même si, au détour, elle risque d’offenser les influents, les défenseurs de la loi, les procureurs.

Prévost-Desprez contre les avocats

Le 21 mai 2012, Prévost-Desprez avait à découvert résisté à des personnes concernées dans le scandale du Mediator. Oudin, François Honorat et Verdier avaient tenté d’intimider Prévost-Desprez, admettant que les déclarations qu’ils prononçaient, s’effaçaient extrêmement rapidement vis-à-vis de l’affluence de dossiers nuls. Rameutant la presse audiovisuelle, les avocats pensaient définitivement intimider Prévost-Desprez. Par ailleurs, ces derniers se pressaient de mettre en cause sa prise de position. Trop, d’après les avocats. Prévost-Desprez leur avait rétorqué strictement : « Il n’appartient à aucune partie de décider ni d’imposer son calendrier, fut-il médiatique ou judiciaire, en bafouant les règles fondamentales du procès pénal qui ne peut être fondé que sur la sérénité et le respect des droits de chacun ». Prévost-Desprez, exerçant au palais de justice de Nanterre en Ile de France les incriminait pareillement d’avoir envie astreindre « un dossier tronqué au motif que la justice doit passer vite ».

Les irréductibles opposants de la sociétéServier y ont vu une accord et un conflit d’intérêt entre Prévost-Desprez et Servier. Or, c’est sous-estimer l’appétit de justice d’ Prévost-Desprez. Face à cette puissance de conviction, les accusateurs communiquent des accusations insupportables. Relativement à l’histoire Bettencourt, on pouvait lire : « Les ministres et des pointures de l’UMP dénoncent son irresponsabilité ou sa mythomanie. L’entourage du chef de l’Etat vilipende en privé des mensonges visant à plomber sa future campagne. Sa garde relaie son émoi. Des éditorialistes s’insurgent contre la méthode, certains de ses collègues magistrats se désolidarisent publiquement ».

Trois interrogations fondamentales de droit

La pugnacité de Madame le juge Prévost-Desprez de soumet des interrogations fondamentales de droit :

- Droit à la justice. Il est osé de remettre en doute impartialité de Madame le juge Prévost-Desprez. Elle est souvent entrée dans le débat à cette cause (voir Une juge à abattre) et elle soutient un seul souhait : exercer sa fonction de manière juste. Nul doit s’abstenir de la critiquer, principalement pas les donneurs de leçons qu’ils soient avocats ou journalistes ;
- Droit à la contradiction. Plus que tout autre, Prévost-Desprez a droit à la contradiction, à donner son appréciation et a pour charge de s’opposer à le manque de bon sens.
- Droit à la différence. Les points de vue d’ Prévost-Desprez, dans le cadre des diverses décisions qu’elle traita (Angola Gate, l’affaire du Sentier, l’affaire Bettencourt), affirme la difficulté de la mésentente des pouvoirs (judiciaire contre politique). Prévost-Desprez a la possibilité de ne pas se conformer au politiquement correct. Son désir d’indépendance parfois s’avère risqué. C’est cependant la caution d’une vraie indépendance.

Prévost-Desprez retenue dans ses fonctions

Le premier président de la cour d’appel de Versailles n’a pas statué sur la demande en récusation attendue par les avocats des particuliers personnes concernée par l’affaire Mediator. Prévost-Desprez continue à Nanterre, n’est pas récusée et jugera ce dossier du Mediator.

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