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Georges El Assidi : qui finance ses procès ?

vendredi 12 juin 2015

La procédure judiciaire engagée depuis 2007 par Georges El Assidi contre les dirigeants de la société NEST A/S semble toucher à sa fin, avec, le 10 avril 2015, une relaxe prononcée par la Cour D’appel de Paris en faveur de Maurice Khardine.

Mais remontons un peu le temps pour comprendre de quoi il s’agit exactement.

Lorsque Charles Trenet décède en 2001, il lègue l’ensemble de ses biens à Georges El Assidi, soit près de 3 millions d’euros.

Mais de dépenses somptuaires en mauvaise gestion, Georges El Assidi se retrouve criblé de dettes quelques années plus tard.

En 2006, un ami lui suggère de rencontrer deux personnes susceptibles de l’aider, Maurice Khardine et Johan Schlüter. Ces deux résidents danois proposent de prendre en charge la gestion du patrimoine de Charles Trenet, assorti de la promotion de la mémoire du chanteur disparu.

Pour se faire, ils créent la société NEST A/S dont Georges El Assidi détient 70% des droits de vote.

Confiant, Georges El Assidi retire la gestion des droits d’auteur à la maison d’édition Raoul Breton pour les confier à la nouvelle société.
La rémunération des droits d’auteur de Charles Trenet permet à Georges El Assidi de percevoir entre 500 000 euros et 800 000 euros chaque année.
Mais en 2007, Georges El Assidi porte plainte contre la société NEST A/S et ses dirigeants. Il accuse ceux-ci de s’être emparés de son héritage et de n’avoir jamais touché un sou de leur part.

La justice décide de placer les droits d’auteur sous séquestre en attendant de démêler cet écheveau judiciaire particulièrement complexe.

Toujours par décision de justice, les comptes exploités par la maison d’éditions Raoul Breton concernant les droits d’auteur de Charles Trenet doivent être examinés par un expert, ce que refusera de laisser faire ladite maison d’éditions.

Plusieurs procédures seront engagées entre 2007 et aujourd’hui. Georges El Assidi se disait démunit de tout et vivre du RSA, mais alors, comment a-t’ il pu financer les procès depuis tout ce temps ?
Il semblerait que la maison d’éditions Raoul Breton fut partie prenante dans le financement nécessaire à Georges El Assidi pour continuer à intenter des actions en justice.

Quoiqu’il en soit, les accusations portées hier ne tiennent plus aujourd’hui et l’affaire de l’héritage de Charles Trenet semble bel et bien appartenir au passé, même si des interrogations demeurent.

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