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Assurance vie et fonds en euros, quel avenir pour ces placements ?

lundi 23 décembre 2013

Diminution du profit de l’assurance vie, les épargnants doivent anticiper.

La conjoncture rend la gestion compliquée malgré le fait que certains assureurs tirent leur épingle du jeu et que des écarts de performances apparaissent. Les perspectives à court terme sont maussades et les réformes de la législation ne vont pas arranger les choses.

C’est un fait de notoriété publique, l’épargne française est très abondante mais elle n’est pas engagée sur des supports appropriés pour aider les entrepreneurs. Afin de l’orienter au service du financement de l’économie et de la croissance, notre gouvernement a engagé une grande refonte de l’épargne en 2013.

Évolution des véhicules d’investissement

Quoique plus diversifiés qu’auparavant (à l’automne 2012, plus du 1/3 des avoir des assureurs était investi en obligations d’entreprise, pour 31% en obligations d’État), les fonds en euros restent tributaires de la conjoncture de taux historiquement bas, récemment conforté par la détermination de la Banque centrale européenne d’abaisser son taux principal. L’épargnant n’a pas terminé de payer les conséquences des réformes fiscales.

Gérard Bekerman, président de l’AFER (Association Française d’Épargne et de Retraite) s’est récemment insurgé contre « la méthode qui consiste à modifier les assiettes en laissant supposer que les prélèvements sociaux n’augmentent pas. »

La conjoncture n’est pas porteuse

Le bénéfice de l’assurance vie s’effrite pour la 10e année consécutive. Prédicat (groupe Crédit agricole) a indiqué dès la mi-novembre un rendement de 2,7%, pour 2,9% en 2012. Si nous prenons une marge d’erreur d’environ 0,1 point, le profit actuel devrait être égal à 2,6%, un abaissement de 0,3
point par rapport à l’an dernier.

Au final

Même peu rentable, l’assurance vie présente tout de même deux garanties, en capital et en revenu, c’est ainsi un support à privilégier dans un contexte de taux très faibles. Si l’on n’a pas besoin de liquidités, on peut rediriger une partie de ses investissements vers des unités de compte. Aux épargnants de faire leurs calculs.

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