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Le bar-tabac français sur la corde raide

Le bar-tabac français sur la corde raide

Une fréquentation de moins en moins assidue du petit bar-tabac du coin

vendredi 27 février 2009, par lullie12

Le bar-tabac français sur la corde raide

Le bar-tabac français sur la corde raide



Commerce de proximité le plus visité en France, le bar tabac, autrefois apprécié pour sa convivialité, sa chaleur et son accueil légendaire connait aujourd’hui une situation de crise. Malgré les 11 millions de français qui chaque jour s’y dirigent afin de consommer et d’acheter cigarettes, alcool ou jeux divers, les bars-tabacs et surtout leurs chiffres d’affaires subissent de plein fouet les effets de l’interdiction de la cigarette dans les lieux publics, interdiction se traduisant par une baisse de la consommation du tabac impressionnante.

Bar-tabac : des chiffres alarmants

Pas un seul bar-tabac de France n’a accusé, à des degrés plus ou moins importants, une baisse de son chiffre d’affaire. En effet, ça n’est pas moins de 17% de pertes qu’ont connues ces enseignes entre 2006 et 2008. Les hausses des prix de cigarettes récurrentes comme l’interdiction de fumer dans ces lieux ont entrainé une baisse moyenne d’activité au comptoir (consommation de cafés, d’alcools ou de sandwichs) comprise entre 18 et 20% en 2008. D’après la Confédération des buralistes, c’est cet ensemble qui conduit à la désertion de chaque tabouret de bar de ces petits commerces en péril.

Des solutions pour donner au bar-tabac une seconde chance

Afin de sauver ce commerce tant affectionné qu’est le bar-tabac, le mot d’ordre des buralistes est la diversification. En effet, certains pensent à vendre des produits destinés au sevrage tabagique, comme des patchs, des chewing-gums nicotiniques ou encore des cigarettes parfumées au citron (même si les pharmaciens s’engagent à se livrer à une bataille sans merci contre ce type de commerce). D’autres pensent compenser l’interdiction de fumer et la baisse de fréquentation de leurs établissements par le développement d’espaces papeterie, de vente de cartes de téléphones, de confiseries, de journaux ou d’articles pour fumeurs… L’objectif concret de tous ces buralistes est en réalité de faire face à cette crise en répondant aux besoins des clients, retrouvés dépourvus à la fermeture de commerces de proximités par la restructuration des services publics…




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