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La cuisine bio au secours de la « malbouffe »

La cuisine bio au secours de la « malbouffe »

jeudi 2 avril 2009, par lullie12

La cuisine bio au secours de la « malbouffe »

La cuisine bio au secours de la « malbouffe »

La cuisine d’aliments sans pesticides ni désherbants rencontre un succès croissant



La consécration de la cuisine bio s’est récemment faite, à l’occasion de la sortie du dernier Guide Michelin, ce « livre sacré » décernant aux établissements les étoiles les plus enviées de tous les restaurateurs de la planète. En effet, ce sont deux nouvelles étoiles que se sont vus attribués les restaurants l’Atelier à Arles, dans les Bouches-du-Rhône, et La Chassagnette, dans le même département.

Un véritable phénomène de mode qui semble ne plus s’en tenir uniquement à la table de cuisine du petit « bobo » parisien en mal de chlorophylle…

Une cuisine qui part aussi en guerre contre le « trop gras, trop sucré, trop salé »

Le désormais célèbre slogan affiché à la fin de chaque réclame publicitaire vantant les mérites des produits dits de « snacking » (cf : « Pour votre santé, évitez de manger trop gras, trop sucré, trop salé ») semble avoir fait son chemin dans les esprits. Car si les établissements de haute gastronomie se mettent à la cuisine saine, c’est qu’un déclic s’est opéré chez le consommateur. Mais ce déclic a mis du temps à se faire sentir… « Quand je me suis lancé, on a crié Au fou ! Faire de la haute gastronomie bio à l’époque était une révolution. » Affirme Jean-Luc Rabanel, le chef de l’Atelier. « Ma philosophie culinaire, c’est de prendre le produit, le travailler et le servir immédiatement tant qu’il est encore frais, vivant et qu’il possède encore tous ses oligo-éléments et minéraux. » Une philosophie qui s’avère bel et bien s’être étendue à une clientèle croissante…

L’effrayant constat de la cuisine d’aujourd’hui

Contrairement à ce que l’on voudrait bien nous faire croire, le tabac et les accidents de la route ne représentent pas la première cause de mortalité en France.

En effet, à ce jour, les mauvaises habitudes alimentaires ou « malbouffe » sont responsable de 30% des cancers, de 500 000 insuffisances cardiaques, de 2 millions de diabétiques et de 8 millions d’obèses enregistrés, soit trois fois plus de morts que par le tabac, et cinquante fois plus que par les accidents de la route. « Plus personne ne peut nier le lien entre les dérives d’une certaine forme d’alimentation industrielle et l’augmentation significative de certains cancers et maladies cardiovasculaires » dénonce aujourd’hui le docteur Laurent Chevallier, consultant en nutrition attaché au CHU de Montpellier.

La cuisine bio paraît donc être une solution salvatrice à bon nombre de problèmes, et des problèmes liés à la nourriture jusqu’alors insoupçonnés…




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